Philo. la Justice Term STMG [répertoire]
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Introduction et définitions
Quelle distinction le texte établit-il entre la justice dans le domaine moral et dans le domaine politique ?
Dans le domaine moral, elle est une vertu consistant à attribuer à chacun ce qui lui revient.
Dans le domaine politique, elle est une institution chargée de faire appliquer le droit, respecter les lois et réparer les torts.
Sur quels aspects précis la réflexion philosophique interroge-t-elle l'institution judiciaire ?
Elle porte sur les problématiques inhérentes aux droits, aux lois et à l'application des peines.
En quoi consiste l'enjeu de la justice sociale selon le document ?
Il consiste à se demander comment répartir de manière juste les biens sociaux et matériels entre tous les citoyens.
La justice dans la Cité
Pourquoi la justice ne peut-elle pas être confondue avec la morale, selon l'auteur ?
La morale dépend du libre arbitre, alors que la justice s'impose à tous de façon hétéronome et coercitive par le droit et les lois.
Expliquez le principe d'isonomie et son importance pour celui qui réclame justice.
L'isonomie est l'égalité devant la loi ; celui qui réclame justice estime que ce principe a été bafoué et désire une réparation.
Quel est le rôle du tiers dans l'acte de rendre justice ?
Le tiers rend la justice sous forme de punition pour restaurer le caractère universel du droit.
Quelles sont les trois étapes que le juge doit suivre lorsqu'il est saisi d'une affaire ?
Il doit vérifier la réalité du préjudice, qualifier le type d'injustice (délit ou crime) et fixer une peine.
Qu'est-ce que la « règle de plomb » d'Aristote et quel est son objectif ?
Elle consiste à ajuster la généralité de la loi à la particularité du cas jugé.
Définissez l'équité telle qu'elle est présentée dans le texte.
C'est la capacité à adapter la loi au fait sans négliger la norme légale, créant ainsi un "amendement du juste légal".
Pourquoi peut-on dire que l'institution judiciaire est « imparfaite et perfectible » ?
Parce qu'elle est à l'image de l'homme, dont la nature "courbe" ne permet pas de tailler quelque chose de "tout à fait droit", comme le souligne Kant.
La désobéissance aux lois
Quelle est la position des partisans du jusnaturalisme par rapport au droit positif ?
Ils soutiennent qu'il existe un étalon du juste indépendant du droit positif permettant de juger l'idéal d'une société.
Quel risque le texte identifie-t-il si la désobéissance à la loi devenait un droit individuel généralisé ?
Le risque est le délitement du lien collectif au profit d'intérêts particuliers, ce qui fragiliserait l'organisation politique.
Selon Hannah Arendt, à quelles conditions une désobéissance civile est-elle jugée légitime ?
Elle doit être collective, publique, non violente, et viser le bien commun ainsi que l'amélioration du système de lois.
La justice sociale et ses principes
Quelle est la priorité des utilitaristes en matière de distribution des richesses ?
Leur principe est la maximisation du bonheur général.
En quoi consiste l'expérience de pensée du « voile d'ignorance » de John Rawls ?
Elle imagine des individus ignorant leur future position sociale et leurs capacités pour définir des principes de répartition équitables.
Selon Rawls, à quelle condition les inégalités sont-elles tolérables ?
Elles ne sont tolérables que si elles sont bénéfiques aux membres les plus défavorisés de la société (principe de différence).
Quelle critique les néolibéraux adressent-ils à l'État-providence ?
Ils critiquent la redistribution forcée de ressources qui appartiennent à des individus privés.
Symboles et formes de justice
Quelle est la différence majeure entre la justice commutative et la justice distributive selon Aristote ?
La justice commutative repose sur une égalité arithmétique stricte dans les échanges , tandis que la justice distributive repose sur une égalité proportionnelle selon le mérite ou les besoins.
Comment le texte définit-il la loi du talion afin qu'elle ne soit pas confondue avec une simple vengeance ?
Elle est présentée comme un principe d'équité judiciaire cherchant à proportionner la sanction à l'acte, évitant ainsi la violence physique.